la poésie

Publié le par laurent fournier

  C’est une affaire. Un négoce. Un truc de gosse. Un gros business entre soi et soie. Une horde de mots à l’assaut du trop. Une flopée de verbes  tailladés en gerbe. C’est l’envie de vomir qui ne vient pas, le beau que l’on rend d’un rot. C’est une averse de vers dans les replis d’un je ne sais quoi pour un je ne sais quand dans un je ne sais où. C’est un je t’emmerde dans du paquet cadeau. Une dérive festive. Une rive passive.

De la poésie, j’en chie. Au kilomètre, en rouleau. Une belle merde dans un flot de mots. Un débordement d’odeur dans un excès de splendeur.

Poète, lâche ton étron, fais Peter la bombe, de raison ou non, on s’en branle. Ton verbe cimente le temps, commente tes déboires. Encore un verre que l’illusion devienne palpable ! Au bout de la phrase,  une inspiration - sublime et fatale - le point travesti en suspension, la majuscule écornée du magistral. L’assurément démesuré dans le ridicule d’une virgule, le vertigineux dans le point teigneux. Un outrageux mensonge dissimulé dans l’ombre d’un songe.

 

                                               Fonce Poète, car de ta pâte tu m’épates.

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