Souvenir
Les souvenirs s’amoncellent
Sur la côte opale de mes rêves
C’est alors que je me rappelle
Nos jeux d’antan : Adam et Eve
Un jardin pour seule maison
Nous y jouions fou et amant
Je te cherchais dans le buisson
Tu t’y cachais comme une enfant
La haut rameau couvrait ton corps
Le chant du cygne ondait nos sens
Belle nature, compagne du sort,
Je m’enivrais de tes fragrances
Tu me laissais homme et fier,
Etendu nu sous un ciel bleu
Que de mes yeux, je voyais guère
Happé, chopé, par nos aveux
Mais le temps passe et rien ne reste
Seule l’idée du temps d’avant
Se laisse dire d’un simple geste
Tournoie-en moi tel l’ouragan.
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