Vivre
Vivre c’est renaître
Un peu plus à chaque fois
Mais pour Jean-Yves et Sandrine
Et leur tripotée nocturne
Vivre c’est renaître
Beaucoup plus et plusieurs fois à la fois
Pas question d’ajouter des années à la vie
Sinon de la vie aux années
Et à s’en faire péter les artères, s’il vous plaît !
Pourfendeurs du monotone
Trublions des chemins tracés
Leur bonheur n’est pas au bout du chemin mais en chemin
Et ils cheminent
A vapeur, va de soi avec un quinquagénaire
Ok ça va moins vite mais ça va plus loin
Une route signée à même la chair
La leur et celle de leurs belles
Inès, Iona, Marion, Léa
Dans un perpétuel engagement de joie
Leur espace de jeu
Se situe aux encablures de quelques océans
Aux confins de l’humain
Leur espace d’action
Part d’où la fesse se pose
Jusqu’où se pose le regard
Toujours dans le vivant
Vivace
L’essentiel dans l’instant renouvelé
Contenons le moment
Commettons l’incertain
Ouatons-nous ensemble
Il y a ceux qui partent pour fuir
Et ceux qui partent pour se rattraper
Et se dépasser
Nous vous rattraperons au bout du monde pour vous fêter
Car Jean-Yves le sait bien
Le remède n’est pas dans la piqure
Mais dans l’aiguille
Coup de fouet salvateur au cul
Partir, une hérésie ?
Petit je te le dis :
Là où croit le péril, croit aussi ce qui sauve
Mais quand on part, qu’est-ce qu’on emmène ?
Qu’est-ce qu’on emmène bordel dans un container ?
Du charbon de bois, une table pour se réunir,
Une tonnelle pour se rapprocher,
Des verres à paroles, quelques cd pour s’enivrer,
Des souvenirs encadrés
Et …
Beaucoup, beaucoup d’amitié accumulée
De vents galants en vents galants
L’autre hémisphère vous tend les bras
La tête à l’envers, les pieds en l’air
L’horizon sent bon
L’île Maurice
L’île câline
On vous aime, tous les six
Notre famille de coeur