Vivre

Publié le par laurent fournier

Vivre c’est renaître

Un peu plus à chaque fois

Mais pour Jean-Yves et Sandrine

Et leur tripotée nocturne

Vivre c’est renaître

Beaucoup plus et plusieurs fois à la fois

Pas question d’ajouter des années à la vie

Sinon de la vie aux années

Et à s’en faire péter les artères, s’il vous plaît !

 

Pourfendeurs du monotone

Trublions des chemins tracés

Leur bonheur n’est pas au bout du chemin mais en chemin

Et ils cheminent

A vapeur, va de soi avec un quinquagénaire

Ok ça va moins vite mais ça va plus loin

Une route signée à même la chair

La leur et celle de leurs belles

Inès, Iona, Marion, Léa

Dans un perpétuel engagement de joie

 

Leur espace de jeu

Se situe aux encablures de quelques océans

Aux confins de l’humain

Leur espace d’action

Part d’où la fesse se pose

Jusqu’où se pose le regard

Toujours dans le vivant

 Vivace

L’essentiel dans l’instant renouvelé

 

Contenons le moment

Commettons l’incertain

Ouatons-nous ensemble

 

Il y a ceux qui partent pour fuir

Et ceux qui partent pour se rattraper

Et se dépasser

Nous vous rattraperons au bout du monde pour vous fêter

Car Jean-Yves le sait bien

Le remède n’est pas dans la piqure

Mais dans l’aiguille

Coup de fouet salvateur au cul

 

Partir, une hérésie ?

Petit je te le dis :

Là où croit le péril, croit aussi ce qui sauve

 

Mais quand on part, qu’est-ce qu’on emmène ?

Qu’est-ce qu’on emmène bordel dans un container ?

Du charbon de bois, une table pour se réunir,

Une tonnelle pour se rapprocher,

Des verres à paroles, quelques cd pour s’enivrer,

Des souvenirs encadrés

Et …

Beaucoup, beaucoup d’amitié accumulée

 

De vents galants en vents galants

L’autre hémisphère vous tend les bras

La tête à l’envers, les pieds en l’air

L’horizon sent bon

 

L’île Maurice

L’île câline

 

On vous aime, tous les six

Notre famille de coeur

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