Un être

Publié le par laurent fournier

D’Eva à Ugo, un seul être,

Que de mes mains je vais porter

Soulever haut et contempler

Pour de mes yeux me faire renaître

 

C’est dans ce cœur, encore lueur

De nos deux âmes, que Dieu se glisse

En tes entrailles, et nous esquisse

Un horizon plein de douceur,

 

Cet œil lointain venu du fond

Fouette le puits d’un vent de vie,

Rend à l’abîme, au corps qui gît,

L’éternité de ses rayons,

 

Je puis frémir du bruit qui sourd,

Depuis ce ventre au creux en chair

Dont je me fais l’écho, le père,

Gardien serein de cet amour.

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