Un être
D’Eva à Ugo, un seul être,
Que de mes mains je vais porter
Soulever haut et contempler
Pour de mes yeux me faire renaître
C’est dans ce cœur, encore lueur
De nos deux âmes, que Dieu se glisse
En tes entrailles, et nous esquisse
Un horizon plein de douceur,
Cet œil lointain venu du fond
Fouette le puits d’un vent de vie,
Rend à l’abîme, au corps qui gît,
L’éternité de ses rayons,
Je puis frémir du bruit qui sourd,
Depuis ce ventre au creux en chair
Dont je me fais l’écho, le père,
Gardien serein de cet amour.
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